Neotek

Créer un PDF Recommander Imprimer

News

Numérisation de l’économie française : internet : 3,2% du PIB en 2009

Numérisation de l’économie française : internet : 3,2% du PIB en 2009

« Aujourd'hui, plus de 60% de la population et 93% des entreprises en France ont une connexion Internet haut-débit » annonce un rapport McKinsey&Company visant à étudier l’impact réel d’Internet sur l’économie française.

60 milliards d’euros en 2009
Selon le cabinet d’études, la toile mondiale a contribué pour 60 milliards d'euros au PIB français et pour 20% à la croissance, entre 2004 et 2009, employant plus d'1 million de personnes. Des chiffres forts donc, puisqu’en 2009, le réseau des réseaux a généré 3,2% du PIB, soit plus qu’un secteur comme les transports. Plus précisément, 2/3 de ce pourcentage provient de la consommation de biens et de services, le tiers restant représentant les investissements privés, pour l’essentiel des dépenses destinées à l’adaptation des entreprises aux technologies numériques.



D’ici 2015, la sphère internet pèserait pour 5,5 % dans le PIB national, avec près de 130 milliards d’euros. A titre comparatif, selon cette étude intitulée «Impact d’internet sur l’économie française », la filière dépasserait celle de l’automobile.

Commandité par Google, le rapport de McKinsey, publié en 2011, sert également les fins du moteur de recherche, leader du marché de la publicité en ligne. En effet, dans son développement, il met l’accent sur le bénéfice que les Français retirent à utiliser internet gratuitement (hors frais de connexion). L’étude a donc mesuré la « valeur apportée par Internet au consommateur », c’est-à-dire le coût des services et contenus mis à disposition des internautes, gracieusement, amorti par les gains publicitaires : 7 milliards d’euros.


Opération de lobbying ?
Nombreuses sont donc les répercussions positives du Net mises en perspective par cette lecture orientée ‘filière’ et ‘usage’, à l’échelle du consommateur et dans l’économie nationale.

Pourtant, ce constat pêche un peu par son enthousiasme univoque. Par exemple, quid de la crise affectant certaines activités (industrie musicale, médias traditionnels, etc.) ? De même, l’impact d’internet dans notre PIB pris comme l’ensemble des dépenses liées de près ou de loin au web (incluant notamment l’acquisition de matériels et logiciels informatiques ou l’ensemble des ventes réalisées en ligne), donne sans doute un chiffre global à relativiser. D’autant que la décroissance enregistrée dans d’autres secteurs suite au développement d’internet, n’est pas prise en compte…

Outil de lobbying ou non, cette étude a le mérite de mettre en exergue, s’il en était encore besoin, le phénomène de numérisation de notre économie.
  • Categorie
  • Vote
    (0 votes)
  • Date de création
    Mardi, 12 Avril 2011